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Analyse du projet de plan de paix américano-russe : le plan de paix ukrainien et les réactions de toutes les parties

Ce rapport analyse en profondeur les clauses essentielles du projet de plan de paix pour l'Ukraine élaboré par les États-Unis et la Russie fin 2023, les processus de négociation et de révision ultérieurs, ainsi que les positions et réflexions stratégiques récentes des principaux acteurs, notamment l'Ukraine, la Russie, les États-Unis, le Royaume-Uni, l'OTAN et l'Europe.

Detail

Published

10/01/2026

Liste des titres des chapitres clés

  1. Réactions au plan de paix en 28 points pour l'Ukraine entre les États-Unis et la Russie
  2. Positions les plus récentes
  3. Ukraine
  4. Russie
  5. États-Unis
  6. Royaume-Uni, OTAN et Europe
  7. Suggestions de lecture

Présentation du document

Depuis la mi-novembre 2025, la communauté internationale a déployé une nouvelle série d'efforts diplomatiques intenses pour mettre fin au conflit en Ukraine. L'élément central de cette poussée diplomatique est l'ébauche d'un plan de paix en 28 points, révélée par les médias et élaborée conjointement par l'envoyé américain Steve Witkoff et son homologue russe Kirill Dmitriev. Ce projet initial propose une série de dispositions larges concernant la résolution du conflit, incluant la limitation de la taille des forces armées ukrainiennes, un engagement constitutionnel à ne pas adhérer à l'OTAN, la reconnaissance de la souveraineté russe sur la Crimée, Donetsk et Lougansk, la tenue d'élections en Ukraine dans les 100 jours, la levée des sanctions contre la Russie et son invitation à réintégrer le G8, ainsi que la fourniture de garanties de sécurité fiables pour l'Ukraine. Cependant, nombre de ces propositions ne sont pas nouvelles et, perçues comme excessivement favorables à la Russie en réitérant les exigences maximalistes de Moscou, y compris des concessions territoriales, elles ont immédiatement suscité de profondes inquiétudes en Ukraine et chez ses alliés européens.

Pour répondre aux controverses soulevées par le projet initial, des consultations d'urgence ont eu lieu à Genève les 23 et 24 novembre 2025 entre les États-Unis, l'Ukraine et les alliés européens. Selon les rapports, une version révisée du plan, basée sur une contre-proposition européenne visant à limiter les gains russes, a été mise sur la table. Le processus diplomatique a ensuite progressé rapidement. Lors de pourparlers de haut niveau tripartites à Berlin les 14 et 15 décembre, impliquant les États-Unis, l'Europe et l'Ukraine, cette dernière a fait un signal de compromis clé. Il a été rapporté que l'Ukraine était prête à faire des concessions sur son aspiration à rejoindre l'OTAN en échange de garanties de sécurité basées sur l'article 5, incluant le déploiement en Ukraine d'une force multinationale dirigée par l'Europe. Néanmoins, la question de la cession de territoires à la Russie reste un obstacle majeur dans les négociations, avec des positions divergentes significatives.

Le rapport détaille les positions stratégiques les plus récentes des principaux acteurs à la mi-décembre 2025. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a souligné que les objectifs premiers des négociations étaient d'assurer l'indépendance et la souveraineté nationales, d'établir des garanties de sécurité fiables contre de futures agressions et d'empêcher la Russie d'être récompensée pour la guerre. Il a reconnu que la question territoriale était extrêmement difficile, mais s'est dit prêt à travailler de manière constructive pour trouver une solution qui respecte l'Ukraine et mette fin à la guerre le plus rapidement possible. Le président russe Vladimir Poutine a quant à lui présenté le plan initial en 28 points comme la base d'une solution de paix finale, accusant l'Europe de tentatives de sabotage. Sur la question territoriale, la position russe est ferme, insistant sur le fait que les régions annexées par référendum font partie intégrante de la Russie, refusant toute concession et s'opposant clairement au déploiement de troupes européennes en Ukraine, tout en affichant confiance dans la situation sur le terrain. Le gouvernement américain a déclaré qu'un accord de paix était plus proche que jamais, affirmant qu'environ 90% des questions étaient résolues, que les garanties de sécurité étaient du "standard platine", et a exhorté l'Ukraine à saisir une opportunité qui ne serait pas disponible indéfiniment.

Les dirigeants du Royaume-Uni, de l'OTAN et de l'Europe, y compris le Premier ministre britannique Keir Starmer, ont continué d'appeler à un cessez-le-feu immédiat et sans conditions, au respect de la souveraineté ukrainienne, à la fourniture de garanties de sécurité solides pour l'Ukraine avec le soutien américain, et à assurer la capacité future de l'Ukraine à se défendre. Ils ont souligné que toute décision concernant l'avenir de l'Ukraine devait être prise par l'Ukraine elle-même, et que les questions impliquant l'Europe et l'OTAN nécessitaient l'accord unanime des États membres. Après les pourparlers de Berlin, les dirigeants européens ont publié une déclaration commune saluant les efforts de paix menés par les États-Unis, s'engageant à fournir des garanties de sécurité solides pour tout accord mettant fin à la guerre, incluant des obligations juridiquement contraignantes de rétablir la paix et la sécurité en cas d'attaque armée future. La déclaration a réaffirmé que les frontières internationales ne devaient pas être modifiées par la force et que les décisions concernant le territoire devaient être prises par le peuple ukrainien une fois que des garanties de sécurité effectives seraient en place.

Ce rapport, basé sur des déclarations publiques, des documents gouvernementaux et des reportages médiatiques fiables disponibles jusqu'au 17 décembre 2025, vise à fournir aux décideurs politiques, chercheurs et analystes géopolitiques un aperçu objectif et structuré des derniers développements dans les négociations de paix pour l'Ukraine. En fin de rapport, des suggestions de lectures complémentaires provenant de think tanks et médias de premier plan tels que l'IISS, Chatham House, l'ISW, le RUSI et le Belfer Center de Harvard sont fournies pour les lecteurs souhaitant approfondir leur analyse. Veuillez noter que le contenu du rapport sera mis à jour avec l'évolution de la situation et ne constitue pas un conseil juridique ou politique spécifique.