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Les perspectives du Petit Stan d'Asie centrale et de la Mongolie

Sur la base des tendances de développement annuelles, une évaluation approfondie par pays est menée sur l'évolution politique, les tendances macroéconomiques et les principaux risques géopolitiques du Kirghizistan, du Tadjikistan, du Turkménistan et de la Mongolie jusqu'en 2025.

Detail

Published

29/01/2026

Liste des titres des chapitres clés

  1. Résumé exécutif
  2. Kirghizistan
  3. Politique - Kirghizistan
  4. Macroéconomie - Kirghizistan
  5. Tadjikistan
  6. Politique - Tadjikistan
  7. Macroéconomie - Tadjikistan
  8. Turkménistan
  9. Politique - Turkménistan
  10. Macroéconomie - Turkménistan
  11. Mongolie
  12. Politique - Mongolie
  13. Macroéconomie - Mongolie

Présentation du document

Ce rapport est une analyse prospective pour l'année 2026 portant sur quatre pays : le Kirghizistan, le Tadjikistan, le Turkménistan et la Mongolie. Il vise à évaluer les tendances récentes et les risques potentiels de ces pays en matière de stabilité politique, de performance macroéconomique et d'environnement géostratégique, sur la base des développements clés de 2025. L'étude se concentre sur les dynamiques politiques internes de chaque pays, les facteurs économiques moteurs et l'évolution des relations avec les grandes puissances (notamment la Russie et la Chine), offrant ainsi une perspective professionnelle pour comprendre la situation complexe et changeante de la région, tant sur le plan interne qu'externe.

Le rapport adopte une structure d'analyse par pays, commençant par une analyse approfondie du Kirghizistan. Sur le plan politique, le rapport indique que le règne du président Sadyr Japarov présente des caractéristiques d'autoritarisme croissant et de nationalisme-populisme, se manifestant par le contrôle du parlement via la modification des règles électorales, la répression continue des médias indépendants, la mise en œuvre d'une loi sur les agents étrangers pour resserrer le contrôle sur les ONG, et une surveillance complète du trafic internet international. Sa politique intérieure et étrangère est décrite comme visant à créer une "mini-Russie", avec des relations étroites avec Moscou, ce qui l'a impliqué dans le réseau de sanctions occidentales, certaines institutions financières étant accusées d'aider à contourner les sanctions contre la Russie. Le président du Comité de sécurité nationale, Kamtchybek Tachiev, est perçu comme un challenger potentiel du pouvoir. Sur le plan économique, le Kirghizistan a connu une croissance rapide grâce à la flambée des réexportations vers la Russie (incluant des marchandises légales et illégales) et aux transferts de fonds des travailleurs migrants. En 2025, la croissance du PIB devrait dépasser 9% pour la quatrième année consécutive, ce qui vaut au pays d'être qualifié de nouveau "tigre" économique d'Asie centrale. Les grands projets tels que le chemin de fer Chine-Kirghizistan-Ouzbékistan et la centrale hydroélectrique de Kambarata-1 sont des moteurs importants de la croissance. Cependant, l'économie est également confrontée à des défis tels que l'inégalité de la répartition des richesses, les risques de surchauffe, la dépendance à des conditions externes (transferts de fonds, géopolitique) et une grave crise électrique due à la pénurie d'eau.

Ensuite, le rapport évalue l'impasse politique et la situation économique du Tadjikistan. La question centrale en politique est la succession du président de 73 ans, Emomali Rahmon. Son fils, Rustam Emomali, maire de Douchanbé, est préparé depuis des années, mais le calendrier de la transition du pouvoir reste incertain. Le régime de Rahmon maintient un contrôle répressif, supprimant la liberté des médias, l'expression religieuse et l'espace numérique, avec des allégations systématiques de torture. Dans le domaine de la sécurité, les attaques transfrontalières en provenance d'Afghanistan (comme celle ayant causé la mort de travailleurs chinois) mettent en lumière la vulnérabilité des frontières. Bien que le Tadjikistan soit un allié militaire de la Russie et abrite une base militaire russe, ses relations avec le régime taliban afghan ont récemment montré des signes d'apaisement. Le rapport ne fournit pas de données macroéconomiques spécifiques pour le Tadjikistan en 2025, mais indique que son économie dépend fortement des transferts de fonds des migrants (principalement de Russie) et fait face à des pressions inflationnistes élevées.

Concernant le Turkménistan, le rapport confirme que son paysage politique reste hautement fermé et stable sous la direction du président Serdar Berdimuhamedow, sans mentionner de défis internes significatifs. Sur le plan économique, le pays dépend fortement des exportations de gaz naturel, et ses perspectives de croissance sont étroitement liées aux prix internationaux de l'énergie et à la capacité des pipelines desservant les marchés chinois, iranien, etc. La gestion économique intérieure reste principalement contrôlée par l'État.

Enfin, le rapport analyse la situation politique et économique de la Mongolie. Sur le plan politique, le gouvernement dirigé par le Premier ministre Luvsannamsrain Oyun-Erdene est confronté aux défis de l'opposition au parlement, créant un environnement politique relativement compétitif. Économiquement, la croissance de la Mongolie est principalement tirée par le secteur minier, en particulier les exportations de charbon, de cuivre et d'or, sa performance économique étant profondément dépendante de la demande de son principal partenaire commercial, la Chine. Parallèlement, la Mongolie poursuit activement une stratégie diplomatique dite du "troisième voisin", visant à équilibrer l'influence de ses deux grands voisins, la Chine et la Russie, et à rechercher une coopération avec les pays occidentaux comme les États-Unis. Par exemple, l'ancien président Donald Trump a poussé à une coopération économique avec la région d'Asie centrale (incluant la Mongolie) fin 2025.

Ce rapport synthétise des données officielles, des prévisions d'institutions internationales (comme le FMI et la BERD) et des analyses d'événements. Il fournit une évaluation professionnelle, basée sur les faits de 2025 et orientée vers 2026, pour les chercheurs, investisseurs et décideurs politiques intéressés par la région de l'Asie centrale et de la Mongolie. Le rapport souligne que si les pays de la région partagent certaines caractéristiques de l'espace post-soviétique, ils présentent des différences significatives dans leurs trajectoires politiques, modèles économiques et dépendances externes. Leur développement futur continuera d'être façonné par la gouvernance interne, la concurrence entre grandes puissances et les risques sécuritaires transfrontaliers.