La concurrence croissante entre le gouvernement et l'opposition sur les réductions d'impôts à la consommation suscite des craintes de détérioration budgétaire
En se basant sur une analyse en temps réel de la situation politique et des dynamiques du marché financier au Japon au début de l'année, évaluer l'impact potentiel de la dissolution de la Chambre des représentants et des jeux électoraux sur la discipline budgétaire et le marché des obligations d'État.
Detail
Published
11/02/2026
Liste des titres des chapitres clés
- La Première ministre Sanae Takaichi annonce la dissolution de la Chambre des représentants et s'engage à réduire la taxe à la consommation
- Le rendement des obligations d'État à 10 ans atteint 2,3 %
- Composition des sièges à la Chambre des représentants
- Tendance du rendement des obligations d'État à 30 ans
- Déclaration importante
Présentation du document
Ce rapport se concentre sur les dynamiques clés de la politique japonaise et des marchés financiers fin janvier 2026. Le contexte central est l'annonce officielle faite par la Première ministre Sanae Takaichi le 20 janvier de son intention de dissoudre la Chambre des représentants à l'ouverture de la session ordinaire du Parlement prévue le 23 janvier. Le calendrier électoral est estimé comme suit : annonce officielle le 27 janvier et scrutin le 8 février. Bien que cette décision ait été critiquée par certains pour le risque de vide politique pendant la période électorale, l'opinion générale est que la Première ministre cherche à organiser des élections tandis que le taux d'approbation de son cabinet est encore élevé, afin de consolider la base de son pouvoir et d'obtenir des sièges supplémentaires suffisants pour maintenir une majorité fragile. Cependant, la récente coalition centriste et réformatrice formée par le Parti démocrate constitutionnel et le Komeito complique les perspectives politiques. Le Parti libéral-démocrate (PLD) pourrait être confronté à une bataille difficile en perdant le soutien électoral fiable du Komeito, ce qui augmente considérablement la difficulté d'évaluation du paysage politique.
Dans cette élection à venir, les partis au pouvoir et dans l'opposition rivalisent pour inclure une réduction de la taxe à la consommation dans leurs plateformes électorales, et la compétition s'intensifie. La Première ministre Takaichi, qui prône une politique budgétaire active et responsable, a proposé un plan visant à réduire le taux de taxe à la consommation sur les produits alimentaires à zéro pour une période de deux ans. Étant donné que ces propositions de réduction d'impôts n'ont pas été précédées d'une discussion claire sur leur financement, les inquiétudes du marché concernant la détérioration de la situation budgétaire continuent de croître. Le marché financier a montré certains mouvements interprétés comme un "vendre le Japon". Cette semaine, les rendements du marché obligataire, en particulier ceux des échéances ultra-longues plus sensibles au risque budgétaire, ont augmenté. Le 20 janvier, le rendement des obligations d'État japonaises à 10 ans a atteint 2,3 %.
Actuellement, bien que la vitesse de la hausse des rendements soit rapide, la Banque du Japon est considérée comme étant dans une position difficile pour intervenir de manière agressive, car toute tentative de freiner la hausse des rendements pourrait déclencher un risque de dépréciation supplémentaire du yen. Dans cet environnement, il est prévu que les taux continueront de subir des pressions à la hausse à court terme. Jusqu'à présent, la hausse des taux a été principalement considérée comme une hausse saine, motivée par les anticipations de resserrement monétaire soutenues par le cycle vertueux salaires-prix. Cependant, il est important de noter que la récente hausse des rendements prend de plus en plus les caractéristiques d'une hausse malsaine, alimentée par les inquiétudes concernant la détérioration budgétaire. Ce changement marque une évolution clé dans la logique motrice du marché.
Le rapport fournit des informations contextuelles clés via des données graphiques : au 28 novembre 2025, la composition des sièges à la Chambre des représentants était de 233 pour la coalition au pouvoir (PLD / Parti de l'innovation du Japon) et de 172 pour l'alliance du Parti démocrate constitutionnel et du Komeito, le seuil de majorité étant de 233 sièges (sur un total de 465 sièges). De plus, le rapport cite un graphique historique du rendement des obligations d'État à 30 ans jusqu'au 19 janvier 2026, fournissant une référence visuelle pour l'évolution des taux d'intérêt à long terme. Cette analyse, basée sur les données internes et les observations du marché de Daiwa Asset Management, vise à fournir aux investisseurs professionnels et aux analystes politiques une évaluation rigoureuse et en temps réel de la situation.