Files / Israël

Démystifier les allégations de génocide : la guerre Israël-Hamas - Rapport d'analyse des faits

Sur la base de l'analyse historique et des statistiques quantitatives, cet article réévaluera systématiquement la crise humanitaire, les règles d'engagement, les données sur les victimes et le mécanisme de déclaration international à Gaza, afin de dépouiller les interférences narratives et de restaurer la dimension factuelle du conflit.

Detail

Published

22/12/2025

Liste des titres des chapitres clés

  1. Allégations concernant l'affamement intentionnel des civils à Gaza
  2. Comprendre le contexte des opérations militaires israéliennes : Défis de la guerre urbaine et stratégie du Hamas
  3. Allégations concernant le meurtre intentionnel de civils
  4. Allégations de violations systématiques des principes de distinction et de proportionnalité
  5. Examen critique des données du ministère de la Santé de Gaza et de leur manipulation
  6. Capacité des agences de l'ONU et des organisations humanitaires à évaluer les crises dans une société fermée
  7. Capacité d'évaluation des pertes parmi les combattants et les civils dans le contexte d'une société fermée/contrôlée
  8. Déficiences méthodologiques dans l'analyse des agences de l'ONU, des organisations de défense des droits de l'homme et de leurs partenaires

Présentation du document

Cette étude vise à fournir un examen historique approfondi et une analyse statistique quantitative des allégations de génocide portées contre l'État d'Israël à l'encontre de la population de Gaza suite au massacre du 7 octobre 2023. Le rapport se concentre sur trois accusations centrales : qu'Israël affame intentionnellement la population de Gaza, que les forces terrestres de l'armée israélienne (IDF) massacrent délibérément des civils, et que l'armée de l'air israélienne mène des bombardements indiscriminés, ne parvenant pas à distinguer les combattants des civils et menant des frappes disproportionnées. L'objectif fondamental de cette étude est de parvenir à des conclusions indépendantes sur les faits du conflit par une évaluation minutieuse des sources primaires et secondaires, établissant ainsi une base empirique solide pour toute discussion sur le droit et l'éthique de la guerre.

Le rapport est divisé en huit chapitres, chacun correspondant à un domaine clé de controverse. L'équipe de recherche a examiné divers matériaux, y compris des témoignages et des documents originaux, et a analysé de manière critique les méthodologies de collecte de données employées par les organisations et chercheurs soutenant les allégations de génocide. Le rapport effectue des analyses statistiques indépendantes, s'efforçant de distinguer les récits promus par les différentes parties des faits vérifiables. La méthode d'analyse privilégie les faits et exclut explicitement les positions ou recommandations politiques qui ne sont pas ancrées dans une analyse factuelle complète, garantissant ainsi l'objectivité de l'étude. Le rapport reconnaît les graves souffrances humanitaires à Gaza, mais soutient que tout débat éthique ou juridique significatif doit être fondé sur des preuves factuelles fiables.

Les principales conclusions de ce rapport remettent en question plusieurs hypothèses clés du récit dominant actuel. Concernant les allégations de famine, l'étude indique que ces affirmations reposent sur trois hypothèses empiriques erronées : le nombre de camions entrant à Gaza avant la guerre, la part de la production alimentaire locale et le volume total de nourriture fourni pendant la guerre. Les données montrent qu'avant le cessez-le-feu de janvier 2025, les approvisionnements alimentaires fournis par Israël étaient en moyenne suffisants pour couvrir les besoins caloriques de l'ensemble de la population. Le rapport critique également la décision du gouvernement israélien de suspendre l'aide en mars 2025, mais note que les mécanismes de distribution alternatifs établis par la suite (comme le Fonds humanitaire pour Gaza) étaient une tentative nécessaire pour empêcher le détournement de l'aide par le Hamas.

Concernant les opérations militaires, le rapport souligne que toute évaluation doit pleinement prendre en compte les tactiques du Hamas en tant que partie belligérante, y compris l'utilisation d'infrastructures civiles, le port de vêtements civils et la construction d'un vaste réseau de tunnels souterrains comme boucliers humains. L'étude ne trouve aucune preuve d'une politique israélienne systématique visant ou massacrant des civils ; aucune preuve ne soutient non plus que l'armée de l'air israélienne a mené des bombardements de tapis ou délibérément ciblé des civils dans le but de causer des pertes civiles massives. Au contraire, l'armée israélienne a pris des mesures de précaution sans précédent pour réduire les dommages collatéraux. Son ratio de pertes prétendument fixé représente en réalité une limite supérieure de dommages acceptables calculée sur la base des avantages militaires anticipés, et toute frappe nécessite plusieurs niveaux d'approbation.

Le rapport analyse en profondeur les données du ministère de la Santé de Gaza contrôlé par le Hamas, révélant une manipulation systématique qui classe les combattants tués comme des civils innocents. L'analyse statistique montre que, même selon les propres données du ministère de la Santé de Gaza, l'affirmation largement répandue au début de la guerre selon laquelle 70% des victimes étaient des femmes et des enfants est inexacte. L'étude établit également une analogie entre le conflit actuel et les erreurs de rapports humanitaires pendant les sanctions contre l'Irak dans les années 1990, soulignant les défauts méthodologiques inhérents aux agences de l'ONU et aux organisations de défense des droits de l'homme lorsqu'elles s'appuient sur des données fournies par des régimes de sociétés fermées – un biais humanitaire qui les rend susceptibles d'accepter des rapports alarmistes sans vérification factuelle adéquate, les corrections ultérieures étant souvent effectuées discrètement.

Enfin, le rapport résume les problèmes méthodologiques récurrents dans les enquêtes sur les zones de conflit, tels que l'entonnoir d'information inversé, le syndrome de la chambre d'écho, l'inversion de la charge de la preuve, et les déclarations catastrophistes suivies de corrections discrètes. Le rapport ne rejette pas toutes les affirmations des organisations de défense des droits de l'homme, ni n'accepte inconditionnellement les rapports militaires. Il plaide plutôt pour une approche de recherche plus prudente : toutes les sources – qu'elles soient israéliennes, palestiniennes ou internationales – doivent être soumises à une vérification croisée rigoureuse et à une évaluation de leur crédibilité. Le rapport exprime une profonde inquiétude quant à l'utilisation abusive du terme "génocide" dans le contexte actuel, estimant qu'elle affaiblit le poids juridique et moral du terme et pourrait, à long terme, nuire aux objectifs de protection du droit international humanitaire.