Résolution : Conclusion de la Coalition internationale sur la situation à Gaza sur les crimes israéliens à Gaza
Analyse juridique et empirique spécialisée de l'argument systématique des actions militaires israéliennes constituant un génocide, des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, basé sur les conventions des Nations Unies et la jurisprudence de la Cour internationale de justice (année-monne)
Detail
Published
22/12/2025
Liste des titres des chapitres clés
- Attaques systématiques contre les civils et les infrastructures civiles de Gaza depuis le 7 octobre 2023
- Évaluation des victimes : pertes massives, blessés et personnes ensevelies
- Violations des droits de l'homme telles que la torture, la détention arbitraire et la violence sexuelle
- Attaques délibérées contre le personnel médical, les travailleurs humanitaires et les journalistes
- Privation des biens essentiels à la survie et déplacement forcé
- Destruction dévastatrice des institutions culturelles, éducatives et des infrastructures de logement
- Attaques contre les enfants et lien juridique avec l'intention de génocide
- Analyse des déclarations publiques des responsables israéliens révélant une intention de destruction
- Plans de transfert forcé et accusations de nettoyage ethnique
- Création délibérée de conditions de famine et mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale
- Mesures provisoires ordonnées par la Cour internationale de Justice et interventions judiciaires de multiples États
- Conclusions des enquêtes des universitaires et organisations internationales et appel à l'action de la communauté internationale
Présentation du document
Ce rapport est le document de résolution officiel adopté par l'Association internationale des spécialistes du génocide (IAGS) le 31 août 2025. Il vise à fournir une évaluation systématique en droit international des opérations militaires menées par le gouvernement israélien dans la bande de Gaza suite à l'attaque du Hamas le 7 octobre 2023. L'argument central du rapport est qu'il existe des preuves suffisantes indiquant que les actions d'Israël constituent le crime de génocide tel que défini par la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, et impliquent également des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité. S'appuyant sur les données officielles des Nations Unies, les décisions des juridictions internationales, les déclarations conjointes de plusieurs États et les rapports d'enquête d'organisations des droits de l'homme réputées, la résolution construit une argumentation juridique et factuelle rigoureuse.
Le rapport commence par établir, sur la base de données détaillées sur les victimes, qu'à la date de publication de la résolution, les opérations militaires israéliennes à Gaza ont entraîné la mort de plus de 59,000 adultes et enfants, fait 143,000 blessés et laissé des milliers de personnes ensevelies sous les décombres. Le rapport accuse en outre Israël d'avoir systématiquement attaqué les infrastructures civiles, y compris les hôpitaux, les habitations, les bâtiments commerciaux, et d'avoir détruit plus de 90% des logements de la bande de Gaza, ainsi qu'un grand nombre d'écoles, d'universités, de bibliothèques et d'institutions culturelles. Ces actes sont considérés comme visant à détruire les bases de la survie et l'identité collective du groupe palestinien.
En ce qui concerne l'établissement de l'intention criminelle, le rapport cite les déclarations publiques de hauts responsables du gouvernement israélien qualifiant l'ensemble des Palestiniens de Gaza d'ennemis et d'« animaux humains », et exprimant l'intention de raser Gaza et d'y créer un enfer, comme preuve directe de leur intention de destruction. Parallèlement, le rapport relie le meurtre et les blessures infligés à plus de 50,000 enfants aux arguments juridiques présentés dans les déclarations conjointes de plusieurs États devant la Cour internationale de Justice, selon lesquels les attaques systématiques contre les enfants sont un indicateur clé pour déterminer l'intention de détruire une partie substantielle d'un groupe. Le rapport souligne également que la destruction par Israël des terres agricoles, des silos à grains, des boulangeries et les restrictions à l'aide humanitaire constituent la création délibérée de conditions de famine, correspondant à l'accusation d'utiliser la famine comme méthode de guerre selon le Statut de Rome de la Cour pénale internationale.
Le rapport s'appuie sur plusieurs processus judiciaires internationaux clés, notamment les mandats d'arrêt émis par la Cour pénale internationale en novembre 2024 contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et l'ancien ministre de la Défense Yoav Gallant, ainsi que les mesures provisoires ordonnées par la Cour internationale de Justice dans l'affaire Afrique du Sud c. Israël en janvier, mars et mai 2024. Dans ces ordonnances, la Cour internationale de Justice a estimé qu'il était plausible qu'Israël commette un génocide à Gaza et lui a ordonné de prendre toutes les mesures pour prévenir le génocide, punir l'incitation et assurer l'acheminement de l'aide humanitaire. De plus, le rapport synthétise les conclusions d'enquêtes menées par diverses entités, dont Amnesty International, Human Rights Watch, l'organisation israélienne de défense des droits de l'homme B'Tselem et le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés, qui convergent toutes vers la conclusion qu'Israël a commis le crime de génocide.
Sur la base de cette analyse, l'IAGS déclare formellement que la politique et les actions d'Israël à Gaza répondent à la définition juridique de l'article II de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide et constituent des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité. En conséquence, le rapport lance un appel à l'action concret au gouvernement israélien, aux États parties au Statut de Rome de la CPI et à tous les pays, exigeant l'arrêt immédiat des crimes, le respect des ordonnances de la Cour internationale de Justice, la coopération avec les procédures judiciaires internationales, et l'exécution des obligations découlant de la Convention sur le génocide et du droit international humanitaire, afin de soutenir l'établissement d'un processus de justice transitionnelle et réparatrice garantissant la démocratie, la liberté, la dignité et la sécurité du peuple de Gaza. Cette résolution représente le jugement professionnel de la communauté universitaire mondiale faisant autorité dans l'étude du génocide, fondé sur le cadre du droit international et des preuves empiriques, offrant une référence analytique et opérationnelle cruciale aux décideurs politiques, aux juristes internationaux et aux chercheurs.