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Perspectives brésiliennes sur la diplomatie coréenne : une note d'évaluation de la diplomatie publique coréenne

Sur la base de la perspective brésilienne, cet article analyse comment la Corée du Sud peut étendre son influence mondiale en tant que puissance moyenne par le soft power, la diplomatie publique et le renforcement de la marque, et se concentre sur l'évaluation de ses initiatives stratégiques et de ses résultats au Brésil et en Amérique latine.

Detail

Published

22/12/2025

Liste des titres des chapitres clés

  1. Introduction
  2. Section 1 : Parcours conceptuel (Soft Power, Diplomatie Publique, Marque Nation)
  3. Section 2 : La diplomatie publique dans la politique étrangère de la Corée du Sud (Période de fermeture, Période d'ouverture)
  4. Section 3 : La diplomatie publique de la Corée du Sud envers le Brésil (Évolution des relations diplomatiques, Aperçu des relations économiques, Évaluation des données et mesure de l'impact)
  5. Commentaires finaux et recommandations politiques
  6. Références bibliographiques et annexes

Présentation du document

Ce rapport, rédigé par la Direction du Renseignement International de la Fondation Getulio Vargas au Brésil, vise à fournir une évaluation systématique des pratiques de diplomatie publique de la Corée du Sud depuis une perspective brésilienne. S'inscrivant dans le contexte des transformations de la scène internationale post-Guerre Froide, il positionne la Corée du Sud comme une puissance moyenne utilisant activement des stratégies de soft power et de diplomatie publique. L'étude soutient que depuis la démocratisation et la mise en œuvre de politiques de mondialisation dans les années 1990, la Corée du Sud a réussi à transformer sa diplomatie publique d'un outil traditionnel au service d'objectifs sécuritaires et économiques en une stratégie intégrée combinant exportation culturelle, aide au développement, échanges éducatifs et participation multilatérale, visant à remodeler son image nationale et à étendre son influence mondiale.

La structure du rapport suit un cheminement analytique rigoureux. Premièrement, il procède à une analyse théorique des concepts clés que sont le soft power, la diplomatie publique et la marque nation, clarifiant leurs similitudes, différences et interrelations dans les débats académiques et les pratiques politiques. Deuxièmement, le rapport retrace chronologiquement la trajectoire historique de la diplomatie publique sud-coréenne, la divisant en une période de fermeture (années 1960-1980, axée sur la légitimation du régime et la protection culturelle) et une période d'ouverture (des années 1990 à aujourd'hui, axée sur l'orientation économique et le développement de l'industrie culturelle). Il analyse en détail les mesures clés des gouvernements successifs en matière de mise en place d'institutions, de législation politique et de soutien industriel, en particulier comment le phénomène de la Hallyu (vague coréenne) est passé d'une politique d'industrie culturelle à un pilier central du soft power national.

La partie centrale du rapport se concentre sur les pratiques de diplomatie publique de la Corée du Sud envers le Brésil et, plus largement, la région de l'Amérique latine. À l'aide de données économiques détaillées (commerce, investissement), de documents diplomatiques (accords, visites de haut niveau) et d'enquêtes sur la consommation culturelle, le rapport évalue l'évolution des relations bilatérales, leur état actuel et l'efficacité réelle des outils de soft power sud-coréens. L'analyse indique que les relations entre le Brésil et la Corée du Sud présentent une complémentarité économique significative et une asymétrie : le Brésil exporte principalement des matières premières, tandis que la Corée du Sud exporte des produits industriels à haute valeur ajoutée. Bien que le commerce et les investissements bilatéraux aient fluctué après une croissance rapide dans la première décennie du 21e siècle en raison de crises internes au Brésil, l'influence culturelle de la Corée du Sud (via la Hallyu) a été largement et positivement accueillie dans la société brésilienne, améliorant considérablement l'image de la Corée du Sud auprès du public brésilien.

Ce rapport s'appuie sur des documents gouvernementaux sud-coréens, des données d'organisations internationales, la littérature académique et des enquêtes spécialisées de la Korea Foundation, utilisant une méthodologie combinant analyse historique, comparaison de données et évaluation des politiques. En conclusion, le rapport résume non seulement les succès et les défis de la diplomatie publique sud-coréenne, mais propose également des recommandations politiques concrètes pour approfondir le partenariat stratégique entre la Corée du Sud et le Brésil, selon quatre dimensions : commerce économique, innovation technologique, culture et éducation, et coopération diplomatique. Le rapport estime que pour le Brésil, qui cherche également à jouer un rôle actif dans la gouvernance mondiale, la diplomatie de puissance moyenne et la stratégie de soft power de la Corée du Sud offrent une référence précieuse.